Mort aux loches!

Vous le savez - ou pas - je ne suis pas d'un naturel violent. Je n'aime pas faire de mal aux animaux - les araignées sont quasi-reines chez moi - et je regrette d'avoir torturé des limaces étant petite.
Néanmoins, il ne faut pas écarter mon caractère gourmand, jouisseur des bonnes choses et par là-même ma révolte lorsque des loches s'attaquent à mes fraises! Car autant il est aisé de protéger ses cerisiers avec un filet (paix à l'âme de l'oiseau qui a réussi à se faufiler mais pas à s'en sortir), autant protéger ses fraises des redoutables prédatrices orange vif relève du challenge. Surtout lorsque l'on possède des chats et un enfant. Et oui, on ne peut pas se permettre de mettre n'importe quel tue-limaces à portée... Et tant qu'à faire, autant éviter de disperser des graines en tous genre, que ce soit engrais ou poison, dans mon jardin sans distinction ni réflexion. Pitié pour la flore, la faune et la fosse septique.
Du coup, j'ai acquis un piège à limace et mis le leurre - sensiblement toxique, pas trop le choix hélas - hier soir. La difficulté? Savoir où placer ce piège. Je l'ai mis un peu plus haut que le jardin, pour essayer d'attirer les limaces hors de mon petit carré et pour qu'il ne récupère pas toutes les eaux de pluie en contrebas du carré. Oui, mon jardin est bancal, j'en suis navrée. Il me faudrait un tractopelle pour aplanir le tout, autant dire que ce n'est pas pour tout de suite...
Promis, quand le piège sera plein et que je devrai changer le leurre, je mettrai de la bière, ce sera moins toxique. Oui, les limaces seront ivres et noyées quand même, mais si c'est le prix à payer pour manger des fraises, je suis prête à assumer cette lourde responsabilité.
Quant à mon jardin, il est plein de promesses de framboises, de pêches et de fraises - on en a mangé hier soir, sucre et feuilles de menthe, quelques groseilles mais beaucoup moins que la première année. Les marguerites ont pris leurs aises et côtoient les premières feuilles d'amour en cage, tandis que le laurier et le romarin s'épanouissent gaiement. Je ne vous parle pas du mimosa-warrior que l'on croyait perdu à jamais et du fenouil qui, tondu, ratiboisé, élagué, a repoussé deux mètres plus loin à l'abri du genêt d'Espagne.
Bref, mon jardin s'auto-gère - mis à part les plantations que j'ai faites pour la consommation de légumes - et c'est tout à fait l'idée que je me fais d'un jardin idéal. :)


13/06/2010
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