L'évitement par le web

J'avais déjà rédigé un billet sur mon état de geek ascendant procrastinatrice et vice-versa, mais le malaise court plus loin qu'il n'y paraît.
Aujourd'hui, le web devient pour moi un moyen d'éviter de me planter en ne nouant pas de relations amicales concrètes, en ne faisant pas les projets de couture que j'ai dans la tête, en errant aléatoirement sur la grande toile - et Dieu seul sait combien cela peut durer -, en ne faisant pas les croquis de ma formation de décoratrice d'intérieur à distance de peur des mauvaises notes - balaise pour une ex-prof, en n'accomplissant aucun rangement ni ménage chez moi - des fois que l'on trouverait ma maison trop bien rangée et que mon image au yeux des autres change, en m'enfonçant dans une oisiveté paralysante voire mieux, en allant faire chez les autres ce que je ne suis pas capable de faire chez moi et pour moi.
Et pourtant je me sens incapable de quitter cette sphère, de cesser cette spirale infernale, de réguler cette dépendance au virtuel de peur de me retrouver seule face à moi-même. Parce que même avec le web, j'arrive encore à me torturer l'esprit au quotidien sur qui je suis, l'image que je donne aux autres, la vie et les modèles que je vais donner à mon fils et la tenue correcte de ma maison avec et pour mon époux.
Et je ne vous proposerai même pas de vous dispenser des cours de torture mentale même si je suis visiblement passée maître dans cet art.


01/11/2009
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