La grenouille sur l'échelle

Mon billet va être d'une banalité désobligeante, je préfère vous le dire dès à présent. Mais tout cela est trop lourd à porter. Il faut absolument que je déverse (ah non, pas ce verbe-là!) tout ce que j'ai sur le coeur.

 

Vous avez en tête l'image de la grenouille qui fait la pluie et le beau temps, façon baromètre dans son aquarium de 3 cm² ? Eh  bien là, tout de suite, maintenant, c'est un peu moi, qui regarde, mélancolique, ce put*** de temps de m*** qui n'en finit plus de nous faire ch*** !!!

 

Pardon, je me suis emportée, d'un coup d'un seul. Pardonnez-moi, vraiment, ce temps me retourne les neurones, je ne sais plus ce que je dis.

 

Bon, certes, l'on peut se dire qu'au moins, le temps est constant, pas de mauvaises surprises, pas d'averses subites alors que vous gambadiez gaiement, en short et sandalettes, le premier rayon de soleil venu, pour annihiler toute cette frustration accumulée depuis ce long automne/hiver/printemps (?) qui n'en peut mais.

 

Pas de giboulées tandis que vous aviez tout juste fini de vous enduire de crème solaire - d'ailleurs on m'annonce dans l'oreillette que les fabricants de crème solaire se sont reconvertis vers la crème auto-bronzante, vu que de soleil, il n'y a pas.

Pas de panier ni de couverture de pique-nique remballés précipitamment alors que vous étiez en train de lécher vos doigts graissés et salés par les chips. De toute façon, le pique-nique, sauf en bottes de caoutchouc et sur une barque au milieu d'un pré inondé, il n'y aura pas non plus.

 

Mais tout de même, vous ne m'ôterez pas de la tête que la constance humide de cette météo ne fait rien à l'affaire et n'arrange pas notre moral...

 

Oui, je le crie haut et fort !

 

Je préfèrerais pour une fois avoir trop chaud qu'être trempée jusqu'aux os !

 

Vous savez à quoi je pense déjà ? Aux tomates pleines de flotte et sans goût que nous aurons, aux courgettes liquides - c'est déjà rien que de l'eau la courgette, alors là, pensez bien -, à la viande de boeuf qui aura été nourrie de vertes prairies cet été, donc potentiellement savoureuse, mais privée de fourrage l'hiver prochain car impossible à sécher.

 

Vous la voyez vous, la tranche de rumsteack, mi-grasse, mi-sèche, dans votre assiette, à côté de la ratatouille à goût de flotte, parce qu'une ratatouille aux légumes du soleil sans soleil, ben ça ne donne rien du tout ?!

 

Je déprime, oui, je déprime déjà à l'idée de ces plats fades ! Rendez-nous le soleil ! Je veux manger goûteux ! Je veux manger goûtu ! Turlututu !!!

 

Pardon, mon neurone, encore. L'électricité et la pluie, on le sait, ne font pas bon ménage.

 

Allez, courage, plus que quatre mois avant l'automne...

 

 

 



30/05/2013
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